A Palatina

A Palatina, le chant des patriotes au combat.

La Palatina chante la révolte des paysans du 18ème siècle et d’un ton guerrier est le résumé de toute l’histoire de l’île.

Histoire :
Mai 1769, Ponte-Novu, la fin d’un rêve.
Après avoir destitué Chauvelin, le Duc de Choiseul rumine haineusement sa revanche. C’est avec dédain qu’il a rejeté l’offre de traité de paix que lui a proposé Paoli. Pour diriger la guerre de conquête de la Corse, approuvée par Louis XV, il y désigne le plus célèbre et le plus farouche des grands officiers du royaume : le comte de Vaux. Ce généralissime s’est engagé à soumettre l’île rebelle en moins de deux mois. Il en a largement les moyens. C’est avec le sentiment d’invincibilité qu’il voit s’accumuler, dans les trois premiers jours d’avril 1769, le formidable dispositif militaire qui compose le corps expéditionnaire français. En tout, 25.000 hommes, dont les unités d’élite, sont encadrés par la fine fleur des officiers royaux, avec leurs chevaux, leurs armes modernes, leurs canons, leurs ambulances qu’une armada de vaisseaux a fait débarquer au port de Saint-Florent. Compte tenu des garnisons en place dans les présides, ce sont près de 40.000 soldats que le connétable va conduire à la victoire. Quelle barrière humaine pourrait être opposée à cette invasion ?

C’est une assemblée de députés en majeure partie terrorisés qui compose la consulta de crise convoquée en Casinca par Paoli.
Certains d’entre eux proposent ouvertement qu’une négociation s’engage immédiatement pour parvenir à une reddition sans déshonneur.
Mais c’est la voix du père de la patrie qui rallie finalement le plus grand nombre de voix à une décision de résistance.
 » Debout, peuple de Corse, pour la défense de notre terre sacré et pour la liberté que nous avons conquise au prix du sang de nos enfants !  » commande-t-il. Et les députés se lèvent, au cri répété de  » Guerra ! Guerra !  » avant d’entonner  » A Palatina « , le chant des patriotes au combat.
Bien des thèses ont été consacrées à la guerre de conquête impitoyable menée par le conte de Vaux, qui décima en quelques semaines l’impuissante armée paoline, mal vêtue, mal armée, mal nourrie, mais admirable de courage, jusqu’à la phase finale de la bataille de Ponte Novu, à quelque kilomètres du village natale du général des Corses.
A propos de cette ultime tuerie, le grand philosophe Voltaire a écrit :  » Les pertes corses s’élevèrent à 600 hommes, dont 200 périrent sur le pont même, pour interdire le passage des régiments français. Les blessés s’entassèrent avec les morts pour affermir le rempart humain.

 » On trouve partout des marques de valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres « .

http://e.orsatelli.free.fr/biographiePP.htm

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *