Antoine Bonfanti

Un ingénieur du son, chef-opérateur et un mixeur de talent.

Né le 26 octobre 1921 à Ajaccio, il a enregistré et mixé le son d’à peu près tout ce qui compte dans le cinéma français depuis 1945, date à laquelle il commence à apprendre son métier comme stagiaire à la perche sur la Belle et la Bête de Jean Cocteau. Considéré comme l’un des pionniers du son direct en décors naturels, soucieux de l’authenticité absolue du son, il aime surtout construire l’univers sonore d’un film du tournage au mixage. Sa filmographie comprend des centaines de titres (environ cent vingt longs métrages, le double de courts) et se caractérise par des collaborations marquantes avec Chris Marker (depuis Description d’un combat, 1956), Alain Resnais (depuis Hiroshima, 1958), Jean-Luc Godard (depuis le sketch la Paresse, 1963), Paul Vecchiali, André Delvaux, Bernardo Bertolucci, Amos Gitaï… Il faudrait citer encore Robert Bresson, René Vautier, Joris Ivens, Mario Ruspoli, Jean Cayrol, Jacques Rivette, Agnès Varda, Jean-Daniel Pollet, William Klein, Philippe Garrel, Yann Le Masson, Bruno Muel, Marguerite Duras, Armand Gatti, Raoul Ruiz…

Témoin engagé, militant, il participe au collectif « Slon » et au groupe Medvedkine (1967-1974). A cette époque, on peut le voir filmé par Michel Desrois dans « Lettre à mon ami Pol Cèbe » (1970). On n’oubliera pas non plus le mixage de films mythiques tels « Octobre à Paris » de Jacques Panijel (1962) ou la « Société du spectacle » de Guy Debord (1972).

Il a transmis son savoir-faire d’artiste du son partout en France et dans le monde (l’INSAS à Bruxelles, l’EICTV à Cuba) en Algérie, en Tunisie, en Angola, au Mexique, au Chili, au Mozambique, au Pérou, au Vénézuela.

Filmographie :

1962 : L’Oiseau de paradis de Marcel Camus
1963 : Muriel ou le temps d’un retour d’Alain Resnais
1964 : Bande à part de Jean-Luc Godard
1964 : L’Insoumis d’Alain Cavalier
1965 : Pierrot le fou de Jean-Luc Godard
1966 : La guerre est finie d’Alain Resnais
1966 : La Grande Vadrouille de Gérard Oury
1967 : Loin du Vietnam
1968 : Je t’aime, je t’aime d’Alain Resnais
1971 : La Fin des Pyrénées de Jean-Pierre Lajournade
1972 : La Cicatrice intérieure de Philippe Garrel
1972 : Les Petits Enfants d’Attila de Jean-Pierre Bastid
1972 : Avoir vingt ans dans les Aurès de René Vautier
1973 : Le Sourire vertical de Robert Lapoujade
1974 : Femmes au soleil de Liliane Dreyfus
1977 : Le Théâtre des matières de Jean-Claude Biette
1980 : Extérieur, nuit de Jacques Bral
1991 : Golem, l’esprit de l’exil d’Amos Gitaï
1992 : Nous deux d’Henri Graziani

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Bonfanti

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